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Réservation ANDRE MAIRE - ITINERAIRE DECORATIF

ANDRE MAIRE - ITINERAIRE DECORATIF

D'UN PEINTRE VOYAGEUR DU XIXE
jusqu'au 01/02/2009
ROUBAIX - LA PISCINE 24 RUE DES CHAMPS 59100 ROUBAIX
Bientôt disponible
de 5,20 € à 7,70 €

A savoir

Ouvert de 11h à 18h du mardi au jeudi, de 11h à 20h le vendredi, de 13h à 18h les samedi et dimanche. Fermé le lundi et les jours fériés sauf le 8 mai et le 11 novembre.

Ce billet donne également accès aux expositionsPierre Olivier, une donation et Passion Roulland, une collection lilloise) à la Piscine.

 Gratuit pour les moins de 18 ans, les étudiants en histoire de l'art, des écoles d'architecture, de l'ESAAT, de l'ENSAIT, de l'école du Louvre et des écoles des Beaux-Arts, les chômeurs, les Rmistes, les mutilés de guerre et du travail.

Gratuit chaque premier dimanche du mois et tous les vendredis pour les étudiants.


L’itinéraire décoratif d’un peintre voyageur au XXe siècle


La Piscine à Roubaix et le Musée départemental de l’Oise à Beauvais présentent successivement une rétrospective de l’œuvre monumental d’André Maire (1898-1984). Grande figure de la peinture décorative du XXème siècle, Maire suivit très jeune les cours de l’Ecole d’art de la place des Vosges à Paris avant de devenir l’élève particulier d’Emile Bernard dont il épousa la fille Irène en 1922. Sa longue vie d’artiste est rythmée par les nombreux voyages qui le conduisent en Italie et en Espagne, à travers les continents africain et asiatique, à Madagascar et aux Antilles… et qui nourrissent presque exclusivement son inspiration.

L’exposition est organisée autour de ces différents périples, en associant les dessins et leurs transcriptions sur des toiles souvent de très grands formats. Ces confrontations permettent de mettre en évidence le cheminement de l’artiste qui privilégie longtemps la construction sur la couleur et qui bâtit une iconographie du rêve et de l’évasion dans des compositions graphiques tout à la fois très personnelles et respectueuses des civilisations et des sites visités. Le passage des sépias sur papier aux grands panneaux, des fusains rehaussés de sanguine ou de bistre aux toiles monumentales expriment parfaitement la cohérence d’une démarche et son inscription dans l’esthétique d’une époque. La rigueur des mises en page et l’élégance linéariste du dessin sont mises ici au service d’un onirisme fascinant qui, dans les partis pris de perspectives hardies et les recompositions d’éléments glanés à plusieurs sources, fascine par sa démesure piranésienne qui n’est pas sans évoquer une esthétique cinématographique alors très en vogue. 

Empruntant à diverses collections privées ou publiques plus d’une centaine d’œuvres, le parcours proposé ici met les pas du visiteurs dans ceux d’un peintre-voyageur particulièrement soucieux d’élargir ses horizons en parcourant un monde encore peu touché par l’uniformisation. L’exposition, par son principe même, permet également de comprendre l’ambition décorative d’un artiste qui crée son propre univers poétique en sublimant son expérience nomade.