A savoir
Manger pour ne rien dire
Serge Papagalli
Voici l'humoriste dauphinois lancé à nouveau dans un genre qui lui tient à coeur - le solo - pour un sujet qui lui tient au ventre : la nourriture. Sujet existentiel s'il en est, le manger est aussi prétexte à rire, et moyen oblique de dire quelques vérités.Tout y passe : la côte de boeuf à la braise, les épinards de son enfance jusqu'à la recette de la bolognaise « sur une musique de Vivaldi, parce que je la vois comme le symbole d'une civilisation avancée ». Entre les recettes et les propos de table, il reste à Serge Papagalli de l'appétit pour des réflexions douces amères sur le monde tel qu'il va, le temps qui s'enfuit, la peur du vide...Tirant avec gourmandise sur le premier bout de spaghetti qui lui passe entre les doigts, le showman parle très loin, il s'en met plein la bouche et rit dans tous les sens, fidèle à son goût de la digression loufoque.